polly

5 juin 2014

 

Sous la tonnelle ombragée, la famille endimanchée partageait le repas. Elle revenait du cimetière où reposait depuis une heure, sous un soleil de plomb, l’Emile: époux, père, grand-père, frère, oncle ou ami. On discutait, on pleurait, on se souvenait et on se demandait des nouvelles. Les petits-enfants chahutaient à distance, respectant le recueillement ou le chagrin des adultes mal à l’aise dans leur col raide et leurs vêtements sombres. L’épouse du défunt se moucha bruyamment en gémissant:
– Comment je vais vivre maintenant sans mon Emile ?
Une femme qui passait devant elle avec un plat l’embrassa.
– On sera là maman. On viendra plus souvent et tu viendras chez nous.
– Sûrement que j’irai à la ville ! s’exclama la mère, tu veux m’empoisonner peut-être avec toute leur pollution!
Un jeune homme au teint buriné se leva et se rapprocha du fauteuil sur lequel était assise la vieille dame. Il pressa tendrement les épaules. Elle renifla.
– Brave petit! Tu penseras à ta grand-mère de temps en temps et tu viendras me raconter les nouvelles maintenant que tu conduis.
– Bien sûr! tu sais que tu peux toujours compter sur moi. Pépé va me manquer beaucoup aussi. Je connais tous les chemins qu’il parcourait. Tiens la dernière fois, je l’ai pris en photo avec Nanette, l’ânesse. Tu veux la voir? Je l’ai développée hier, exprès pour toi.
Le jeune homme s’éloigna pendant que les discussions allaient bon train. Un vieil homme à la barbiche grise haussait la tête et ne cessait de répéter:
– Le frangin était d’un naturel heureux!
– Pour sûr! répondit en écho l’épouse. Il avait le caractère d’un bourricot mais il aimait à rire. Sans blague! Il en a fait des farces, pas vrai Gaston?
Et Gaston opina du chef. La tablée se tut soudain. Le Gaston allait raconter. C’était le jumeau de l’Emile. Il avait un indiscutable talent, celui d’avoir accompagné son frère dans toutes ses facéties. Mais l’assistance fut déçue. Gaston ne put parler, il hocha la tête, une boule lui serrait la gorge. Il se leva et s’éloigna en maugréant.
– C’est le chagrin ! dit une femme rousse et ronde, ça ira mieux plus tard quand il aura cuvé toute cette émotion.
– Ca oui! C’est dur ! On l’aura plus à nous raconter ses histoires notre Emile, ajouta un vieux monsieur. C’est qu’il savait les dire ses trouvailles. Il les inventait dans ses promenades avec Nanette. Enfin, c’est ce qu’il disait.
L’épouse du défunt revint chargée de victuailles. Elle sentit que son monde commençait à s’ennuyer, elle voyait que leurs yeux cherchaient l’Emile, elle devinait que leurs oreilles attendaient sa voix, ce ton qu’il avait à vous dire tout et n’importe quoi, surtout n’importe quoi mais qu’on écoutait avidement. Elle s’assit, respira très fort comme pour retenir les pleurs et décida de leur parler du dernier soir d’Emile.
– L’Emile il savait qu’il allait mourir.
Les visages se tournèrent vers elle, empreints de scepticisme ou d’étonnement.
– Pour sûr qu’il le savait! Il a pris un bain! Vous l’imaginez prendre un bain à huit heures du soir! Il avait horreur de l’eau, ben, il a pris un bain!
On riait autant de soulagement, parce que le départ du Gaston chaviré avait alourdi l’atmosphère, que du tableau d’un Emile dans un bain mousseux.
– Et même que j’étais obligée de l’enfermer dans la salle de bain pour qu’il se lave quelquefois. Alors comprenez mon ébahissement l’autre soir! Même qu’il s’est brossé les chicots, il s’est peigné et tout et tout, on aurait dit un sou neuf quand il est sorti. Je l’avais jamais vu briller autant, sauf peut-être à notre mariage.
Les rires fusaient. La grand-mère semblait ravie de l’effet qu’elle produisait. Alors elle continua la voix plus assurée.
– Et vous savez quoi ?
Evidemment, en choeur, ils répondirent non.
– Il a voulu dormir seul, sur le fauteuil . En cinquante ans de vie commune, jamais il m’avait fait un tel affront!
– Maman, dit une des femmes, tu devrais garder tous ces souvenirs pour plus tard.
– Qu’est-ce qui te gêne, fillette! C’est vrai ce que je dis. On se disputait souvent mais on était toujours d’accord tous les deux, y a pas à redire, on s’est bien aimés.
– C’est pas ce que je voulais dire, je trouve que tu manques d’égard pour les dernières heures de papa.
– Peuh ! C’est pas lui qui m’aurait reproché ça ! Ta ville t’a rétrécie ? Ton père, il m’aurait dit : « Vas-y, mon chou, je peux les faire rire encore »
– Maman a raison, elle doit partager. Sinon, à quoi servirait notre affection? demanda un homme d’une quarantaine d’années, qui était resté silencieux jusqu’à présent.
– Bien parlé, fiston. Donc…où j’en étais ? Voilà ce que c’est dans cette famille, on discute toujours trop !
– Qu’il voulait coucher sur le fauteuil, répondit un jeune adolescent.
– Ouais! J’ai râlé, pour sûr ! Mais il a tenu bon. Et le pire…le pire…
On retenait sa respiration. Elle jouait du ton, elle avait tant de fois entendu son Emile qu’elle connaissait ses astuces pour captiver l’attention.
– Le pire ? s’exclamait-on impatient.
– C’est qu’il s’est mis sur son trente et un. Le costard, la cravate, tout quoi, à part les chaussures. Je lui courais derrière et lui faisais la scène. C’est pas croyable, où tu vas? je lui disais, qui c’est que tu reçois ce soir ? Eh ben, il restait muet comme une carpe!
– Sacré Emile! s’esclaffa Gaston qui était revenu se joindre au groupe. C’est qu’il était joyeux drille ! l’aimait courir la prétentaine.
– Gaston, on t’a pas sonné, répondit la grand-mère. D’abord c’était un fidèle! Je dis pas, parfois il aurait eu le goût, y a des femmes qui traînaient autour de lui ! Mais il savait se tenir, et toi tu devrais tenir ta langue, fieffé bavard!
Gaston se le tint pour dit, mais son sourire n’en démordait pas, elle lui lança un regard furibond. Elle reprit cependant son récit, ce n’était pas Gaston qui allait lui couper ses effets.
– Il finit par me dire que c’était sa dernière nuit et qu’il voulait la passer tranquille. Pensez que j’ai ri, que je trouvais qu’il délirait. Mais il a fini par me faire peur le bougre! Il disait qu’il avait vu une apparition et qu’il était prévenu. Alors je lui ai demandé quelle apparition ? Il m’en avait déjà parlé, l’autre jeudi quand il est revenu de la luzerne avec Nanette. J’avais qu’à m’en souvenir. Il prenait les airs bourrus et je dus me résoudre à le laisser. Pourtant j’étais inquiète, pas vrai ? Alors je suis revenue, il était étendu, les bras sur le ventre, comme un mort. Je l’ai secoué, moi je croyais qu’il l’était déjà! Il était pas content sur le coup, puis il m’a prise dans ses bras et il m’a frotté les nénés en disant que c’étaient les plus beaux qu’il avait jamais tâtés !
– Oh ! Maman, il y a des enfants !
– Quoi? les enfants ! Faut penser à les éduquer vos mômes, ils savent plus rien de la vie, savent plus comment une truie a ses petits ! Ni d’ailleurs ce que c’est qu’une truie!
– Avec la télé, ils en savent plus long que nous ! répliqua un père de famille moustachu.
– Pas sûr! rétorqua la grand-mère, à la télé ils montrent beaucoup de bêtises, c’est pas la vie ! Pépé, il râlait toujours devant : il les traitait de tous les noms d’oiseaux ces ignorants! Même que je pouvais pas écouter ce qu’ils disaient dans le film! Des fois, je me fâchais fort pour qu’il se taise. Le dernier cinéma qu’on a vu à la télé c’était pulpe fiction.
– Pulp Fiction, reprit une jeune adolescente en riant.
– Oui, t’as raison ma Mimi, mais moi j’ai pas appris l’américain. Ce soir là, il était fâché, très fâché contre moi et j’étais contente car j’allais pouvoir comprendre quelque chose…eh bien j’ai rien compris! Tu crois que c’est ça la vie ? Quelle misère! Il leur manque le sentiment, voilà ce que je dis, ils savent plus ce que c’est que le sentiment ! Bon, où j’en étais ?
– Qu’il te frottait les nénés, répondit Gaston, ça c’est du vrai sentiment et faut dire qu’elle les portait beaux au jeune temps !
Et la tablée tentait d’imaginer la grand-mère toute jeune, avec des formes rebondies et attirantes. Certains qui l’avaient connue fille souriaient ragaillardis. C’est que l’Emile l’avait enlevée la jeunette, au nez et à la barbe de son père, après il avait fallu organiser les épousailles pour que tout devînt comme il faut.
– Ben oui! sale polisson de Gaston! T’es le même que l’Emile, toi! toujours à mettre les yeux là où c’est pas permis! Je peux poursuivre ?
– Bien sûr mémé, on t’écoute.
– Ensuite, il a été très doux que ça faisait longtemps que je l’avais pas vu ainsi ! Et il m’a dit que c’était comme une lubie qu’il avait, que fallait la pardonner, à son âge y pouvait bien avoir quelques folies et qu’il fallait que j’aille me coucher sans plus s’occuper de lui. Et quand je me suis levée à sept heures et ben… je l’ai trouvé comme vous l’avez vu, tout mort, le pauvre…
Elle versa sa larme, baissant les yeux. Le jeune petit fils profita du silence pour lui présenter la photographie de son grand-père. Oui, c’était son Emile, avec son large béret, sa moustache gauloise qu’il soignait plus que ses dents. Il descendait de Pré Carré où il avait fait le plein de luzerne pour les lapins. C’était bien lui à se charger aussi lourd que possible pour épargner l’ânesse. On voyait l’effort à retenir le poids de la charrette dans la descente pavée. Mais il était heureux; sous la visière on devinait la coquinerie du regard et toute sa tendresse envers l’enfant qui le photographiait. L’image passa de main en main. Une des femmes explosa en gros chagrin et s’éloigna dans la maison suivie par une autre qui lui ressemblait. L’émotion gagnait sur tous les visages. Chacun se remémorant l’Emile qu’il connaissait. Chacun cherchant en lui une voix, un sourire, un mot qui lui appartenaient.
– T’es sûr qu’il descend du Pré Carré ? demanda Gaston, j’ai plutôt l’impression que c’est la voie du Rif Moqueur. C’est pas là que tu l’as prise fiston ?
– Oui, j’étais allé à sa rencontre. Tu te souviens mémé ?
– La voie du Rif Moqueur? Mais oui! Et c’est là qu’il m’a dit pour son apparition, tu le sais aussi Gaston, t’étais là quand il en a parlé.
Gaston leva les yeux au ciel, il n’avait pas l’intention de raconter ce que son frère lui avait dit ce jour-là. Il pensa qu’elle pourrait se taire aussi. Après tout Emile avait peut-être rêvé. Il frissonnait, il n’aimait pas qu’on crût qu’Emile était devenu gâteux. La grand-mère insistait.
– L’apparition lui a annoncé sa mort !
L’attention des familiers se resserra une nouvelle fois autour de la grand-mère.
– Raconte-nous mémé.
Mais elle regardait Gaston, sachant que l’histoire devait venir de lui seul. Elle était mal à l’aise avec ce fantôme de malheur. Gaston se taisait toujours. Il haussa les épaules, s’installa plus profondément dans son fauteuil et dit :
– T’es sûr? T’es sûr qu’il faut dire?
– Je sais pas! C’est pas banal quand même et Emile t’a jamais raconté de salades, pas vrai?
– C’est juste. Bien voila : l’Emile est redescendu tout chiffonné ce jour-là. Il nous a dit qu’il avait fait une drôle de rencontre avec une femme qui avait jailli brusquement devant lui. Sur le coup ça m’a fait marré, je lui ai demandé si c’était la vierge Marie. Il a répondu sûrement pas, à la rigueur Madeleine avant sa passion pour le Christ, elle était bien charnue, des formes là où il en faut et pas vraiment cachées, on les devinait toutes et une bouche pulpeuse, et un regard de braise, et tout pour étourdir un pauvre innocent !
– C’était peut-être un de ses fantasmes qui surgissait-là, dit doctoralement un petit monsieur un peu agité.
– A son âge ? répondit un autre.
– Il n’y a pas d’âge pour ça, rit une adolescente enthousiaste.
– C’est bien la première fois qu’il rencontrait un fantasme mon Emile? C’est pas plutôt un fantôme que tu veux dire ? demanda inquiète la grand-mère.
– C’est pas la même chose, maman. Un fantasme c’est comme un rêve très fort auquel on pense souvent surtout dans les relations amoureuses.
– Et où c’est qu’il aurait trouvé tout seul un fantasme pareil? Surtout que ce fantasme lui a annoncé sa mort! C’est possible ça?
– Pas vraiment, répondit le petit Monsieur. Mais continuez Gaston, c’est intéressant.
– Il la trouvait très attirante. Il s’est frotté les yeux mais elle a pas disparu, elle riait et il voyait ses seins tressauter de plaisir. Elle s’est approchée de l’Emile qui reculait à la fois effrayé et captivé. Alors, elle lui a dit que pour la rejoindre, c’était facile, il devait dormir seul toute une nuit et tous les câlins du monde l’attendaient, mais ce serait sa dernière nuit. Mon Emile n’a pas répondu, il savait bien qu’à soixante dix huit printemps tous les câlins du monde feraient pas revenir sa verdeur. Mais il était tourneboulé. Paraît qu’elle a disparu d’un coup, il s’est assis un moment pour se remettre des émotions et puis j’étais là quand il est arrivé avec sa Nanette.
– Tu vois, c’est pas un fantasme, reprit la grand-mère tracassée.
– M’est avis qu’il s’est couché tout seul l’autre soir pour la rejoindre, et que c’était la faucheuse. C’est pour ça qu’il est mort ajouta Gaston.
Un enfant de dix ans accourait vers le groupe appelant son père. L’homme se leva et le rejoignit. On les vit disparaître derrière la maison, ils se dirigèrent vers l’enclos de Nanette. L’ânesse était couchée sur le flanc, mal en point. L’homme s’essuya le front avec la manche de sa chemise blanche, prit son garçon contre lui et tous deux revinrent vers la famille qui attendait.
– Nanette va mal, annonça-t-il doucement, il faut appeler le vétérinaire.
– Elle a du chagrin, elle ne supporte pas de ne plus voir l’Emile, dit la grand-mère dont la voix tremblait.
Gaston, perplexe, ne put s’empêcher de livrer tout haut ses réflexions.
– Nanette a elle aussi vu la faucheuse, le même jour qu’Emile. Il nous a dit qu’elle était nerveuse, qu’elle brayait comme rarement il l’avait entendu. Elle va pas tarder de nous laisser pour rejoindre son patron.
L’assistance médusée s’agitait. Gaston balançait du chef. La grand-mère reniflait. C’est alors qu’un des petits fils rompit le silence.
– Mais alors ! Pépé, il est mort heureux !
Tous les visages convergèrent vers le jeune homme qui poursuivit.
– Vous avez tous dit en le voyant qu’il paraissait radieux !
– Oui, son visage était plein de joie, comme s’il était comblé, ajouta un des convives.
– J’ai même dit qu’il avait sûrement vu Dieu, s’exclama Gaston.
La grand-mère releva le nez, fronça les sourcils et dit :
– Ouais! C’est peut-être son fantasme qui a tout fait comme elle a dit, la garce!
Elle sanglota, soudain éperdue de chagrin. Ses enfants l’entourèrent, tentant de l’apaiser. Gaston sut trouver les mots qui la calmèrent.
– Après tout, c’est-y pas mieux d’accueillir la mort ainsi? Mais que Dieu est une gonzesse, j’y avais jamais pensé! Pourtant c’est pas étonnant : une femme c’est doux, c’est chaud, c’est bon. Et tu as été tout ça pour l’Emile.
– Alors pourquoi il est parti la rejoindre cette foutue fantasme!
Gaston se dressa, comme saisi d’étonnement.
– Oh! L’ignoble! Le scélérat! Le malotru! Il m’a bien eu! On s’est tous fait avoir. L’Emile, il est mort de rire, pour sûr! et il doit s’en payer une bonne tranche là-haut! Vous comprenez pas ? Mais c’est une de ses blagues! M’est avis qu’il avait senti qu’il allait pas durer et il s’est préparé une sortie de roi. Cré nom!
– De là à prévoir l’heure de sa mort, répliqua le petit fils sceptique.
– Oh! Mais tu sais rien, p’tit gars. L’Emile il a toujours eu des prémonitions dans ce genre. Pas plus tard que le mois dernier on a croisé le Marcel, il a dit qu’il avait la couronne mortuaire et le Marcel il est mort le lendemain. Alors pourquoi il aurait pas su pour lui?
Tous acceptèrent finalement la théorie de Gaston, c’était tout à fait dans le caractère du personnage. Ils entendaient presque le rire de l’Emile et s’en réjouissaient.
– Ah! Il va nous manquer le bougre!

18 réflexions au sujet de « L’Emile heureux »

  1. almanito

    On retrouve toute l’atmosphère de Maupassant dans cette réunion de famille partagée entre larmes et sourires.
    Gaston est sans doute le plus brave, qui essaie d’accommoder l’histoire pour faire « mille heureux » …( éternelle solidarité du jumeau il faut dire!)

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    1. polly Auteur de l’article

      Maupassant… waouh! Merci. J’ai tellement lu ses nouvelles, peut-être en suis-je quelque part imprégnée.
      Et tu es une auditrice attentive aussi.
      🙂

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  2. Quichottine

    Je viens de lire… et de relire aussi.
    C’est savoureux… tout y est.
    Une page magnifique, ma Polly !
    Y’a pas… il faut absolument que tu la publies d’une façon ou d’une autre.
    Elle peut l’être comme ça… ou tu pourrais l’inclure dans un roman. J’aimerais bien le lire un jour. 🙂

    Merci pour cet Émile et sa famille. J’ai adoré.
    Passe une douce journée. Je t’embrasse très fort.

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    1. polly Auteur de l’article

      Je ne crois pas à un récit plus long.
      Publier… un jour peut-être, mais je ne trouve pas de cohérence à mes nouvelles pour en faire une publication correcte.
      J’aimerais avoir toujours cette plume légère et tragique.
      Mais l’inspiration n’est pas souvent à la hauteur.
      Merci pour ton enthousiasme.

      Bisous plein ma Quichott’

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    1. polly Auteur de l’article

      Coucou ma chef de frangine, j’ai vu ta dernière toile! Une merveille… et moi, il faudrait que je me réveille pour écrire à travers elle, ça me ferait du bien de rêver au-delà de mes champs, mon étang et ma forêt.

      Bisouilles.

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  3. Quichottine

    Un coucou en passant… me voici de retour, avec comme si souvent beaucoup de retard.
    Je ris… chez toi, ici, tu n’as rien écrit.
    Mais j’espère pour autant que tout va bien.
    Je t’embrasse fort. Passe une douce journée.

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    1. polly Auteur de l’article

      Pas le temps d’écrire ou si peu, même pas le temps d’aller sur mes blogs préférés.
      Ce soir j’ai volé ce temps sur le sommeil.
      Faut bien.
      Tout va.
      Je t’écris plus longuement en privé bientôt.
      Tendresse.

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  4. Azalaïs

    je ne sais pas pourquoi mais j’ai entendu la voix de Suzanne Flon qui racontait son Emile
    Au moins il est mort comme il l’a voulu, chez lui et dans son fauteuil, pas une mort en douce au milieu d’un mouroir
    C’est très savoureux et très tendre
    bises

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    1. polly Auteur de l’article

      Bel hommage que voilà!
      Suzanne, je l’entends aussi.
      Sa tendresse et sa douceur.

      merci Aza de l’avoir éveillée juste pour moi, son Émile.

      Bisous plein.

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  5. Galet

    D’accord avec Almanito, il y a du Maupassant en toi ! Quel plaisir de lire ce texte doux-amer, et d’imaginer l’Emile mordillant sa moustache pour ne pas rire, et l’éclair de son regard malicieux qui illumine ses rides ! Tu vois, j’opte pour la version « farce », quelle belle mort !

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