Archives pour la catégorie la vie comme elle va

le jour parapluie.

Ce jour-là j’allais à Lyon à la rencontre de Quichottine et Pastelle.

Ce jour-là quand je me suis garée pour aller prendre mon train il pleuvait à verse.

J’ai toujours un parapluie dans la voiture même si je déteste les parapluies même si je ne m’en sers jamais car la capuche suffit.

Ce jour-là entre ma voiture et le quai il fallait choisir d’être arrosée y compris avec la capuche ou être un peu protégée par le fabuleux parapluie offert par ma sœur qui s’ouvre à l’inverse d’un parapluie normal, ce qui fait que lorsque vous sortez du véhicule ou que vous y entrez plus de problème d’accrochage entre les baleines et la portière comme dans la pub mais dans la pub c’est toujours plus facile.

 

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Et j’ai téléphoné à Quichottine bien installée dans son TGV, elle n’avait pas de parapluie, la capuche suffit me dit-elle… Alors je prends le mien répondis-je, si on voulait un peu se baguenauder dans les rues lyonnaises ce serait peut-être utile.

A contre-cœur je l’ai emporté et imaginez combien j’ai horreur d’être encombrée, d’autant qu’il n’entrait pas dans mon petit sac à dos, étanche le sac à dos. Et quand je me promène sous la pluie je prends une cape de pluie, rouge la cape pendant la saison de la chasse  (quoique entre les chasseurs daltoniens, les astigmates, les alcooliques, les trophéistes et les avides du sang des  bêtes, je ne me sens jamais tout à fait tranquille).

Revenons à cet encombrant qui m’encombra jusqu’au retour car à Lyon, la capuche de Quichottine et ma capuche suffirent aux quelques gouttes de pluie qui ne nous gênèrent absolument pas.

De marche en marche il claquait sur le côté, de rue en rue je le balançais d’une main à l’autre, jamais content de ne pas servir.

Au restaurant, il ne fallut pas l’oublier tout couché par terre à mes pieds, dans la voiture de Pastelle, il ne fallut pas l’oublier, dans la grande salle de Rockeffeler où se tenait la réunion de l’association Rêves, il ne fallut pas l’oublier, ni dans le métro, ni dans le train du retour.

Il retrouva enfin la place de laquelle il n’aurait pas dû bouger, il y est toujours.

Et le pire, c’est que j’aurais pu m’en servir d’ombrelle, il faisait beau cet après-midi là, très beau.

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édition: la symphonie…

Voilà, il est là.

Le récit de « La symphonie de Jeanne » est publié.

Sur la couverture vous avez le début de l’adagietto de la cinquième symphonie de Mahler, pour les amateurs de musique.

Je le vends au prix de fabrication, ainsi n’ai-je rien à gérer et surtout pas des revenus et encore moins des dons à droite à gauche… Je les fais selon mes attachements et engagements personnels, je dis cela car pour mes premiers livres les dons allaient à des associations, mais c’était compliqué.

 

Vous avez encore un extrait en accès libre: ici.

Pour ceux qui veulent le lire sur le blog, vous pouvez me contacter pour le code.

Personnellement, cela me fait toujours plaisir d’avoir mon livre entre les mains, après…

Après il a sa vie propre.

 

Passez de bonnes fêtes, à l’année prochaine. 🙂

 

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les papoteuses palmées.

 

 

Elles sont trois, bien en ligne côte à côte, bien centrées dans l’espace de bain de la partie qui nous est consentie par les maîtres nageurs. Ils se réservent deux à trois lignes pour leurs élèves et cours particuliers.

Elles portent l’obligatoire bonnet avec les lunettes disgracieuses posées dessus, mais leur tête sont hors de l’eau. La planche de natation à l’avant toute, et les palmes à vagues ancrées aux pieds, elles dépassent tous les nageurs conformistes.

C’est le cortège des papoteuses.

Il faut s’en méfier, je vous le dis, s’en méfier énormément.

Leurs éclats de voix bourdonnent jusque sous l’eau, et leurs papotages nous parviennent et freinent parfois nos élans brassés car elles passent sans souci de l’autre, griffant aussi les jambes de grenouilles qui s’aventurent trop près.

Je les fréquente assidûment depuis que j’ai repris la natation, et comme je ne peux m’inscrire au club, déplacements fréquents d’un endroit à l’autre, je me débrouille dans le bassin et selon la population, ce sont des moments sympathiques quand il y a peu de monde, ou des moments éprouvants à toujours faire attention au nageur qui vient en face quand nous sommes trop nombreux.

Parfois je ruse et passe dans la ligne des bons niveaux, moi qui ralentis tout le monde, et là je peux encore crawler gentiment, mais pas question de m’amuser à cette nage et encore moins pratiquer le dos, lorsque nous sommes tant de grenouilles à se déplacer sur quatre lignes libres.

Les papoteuses vont bon train, celle du milieu tournant la tête à droite, puis à gauche, celle de gauche a le cou tordu à droite et inversement pour celle de droite. La logorrhée ne cesse jamais, une demi-heure, une heure (jamais plus car lasse je m’en vais).

Je ne sais si elles se rendent compte de l’agacement des autres nageurs, en tous cas elles les ignorent, la piscine leur appartient. Entre nous, quand on se retrouve deux minutes en repos on se regarde en soupirant. Ce sont les obstacles les plus difficiles à éviter, et moi qui aime la liberté de la nage en lac, je suis confrontée à l’ambiance sonore de la piscine, qui, ma foi, est acceptée puisque je n’ai pas le choix ici, mais je me dois aussi de supporter les ricanements, les exclamations, les indignations, les conseils, les comptes-rendus de vie quotidienne que j’attrape de long en long du bassin car forcément, elles me croisent souvent, les palmes avancent si bien qu’elles font deux longueurs pendant que je n’en fais qu’une et elles sont tellement comme dans leur salon, que tous nous en profitons.

C’est dommage ! Heureusement qu’elles ne sont pas là toutes les trois chaque fois que je vais nager. Les palmes sont interdites dans de nombreuses piscines, ou bien elles ont leurs propres lignes, celle où je vais n’a pas encore réglementer sur ce point.

Je pars nager, c’est lundi, le sale jour… on verra.

 

Paresse auvergnate.

Il ne fait pas toujours beau en Combrailles.

Mais qu’importe, on se promène, on se prélasse, on jardine de temps en temps et on regarde pousser l’herbe et les fleurs et les poireaux…

J’ai trouvé deux lutins pour ma Joëlle et en pensant très fort au lutin bleu qui s’est pétrifié pour quelques temps sous le balcon de Quichottine.

Ceux-là, sont des rêveurs, Jojobijou et Michoubidou causent sur le pont du bassin qui n’est pas d’Avignon mais qui pourrait…  je m’égare à les écouter compter les nuages.

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Il ne pleut pas toujours… mais il pleut souvent, surtout quand je viens passer le mois de repos mérité… ou pas…

On se promène, beaucoup, Gaïa oblige. Y compris sous un ciel de moisson.

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Et j’aime ce petit étang, si solitaire avec ses hêtres qui m’enveloppent même sous la pluie.

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Un étang où Joëlle danse en parapluie sous un soleil clin d’oeil et où Gaïa regarde en bâillant nos folies douces.

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Cette Auvergne verdoyante donne de la force et des sourires en cascades pour me permettre de supporter bientôt toute la chimie de la vallée du Rhône.

Ici je n’écris pas (ou peu), ici je ne lis pas (si peu), ici je profite de chaque moment, je mène en paix ce petit chemin de vie qui chante encore sur mes deux jambes.

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Ici je m’émerveille toujours.

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L’année nouvelle.

 

 

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Un 2016 qui s’en va pour un 2017, dans la logique d’un calendrier occidental.

Le temps d’un baiser sous le gui, le temps d’une gorgée de champagne peut-être, ou seulement le temps d’une nuit à l’autre.

Un livre, un film, un chant… si on fêtait chaque jour nouveau, ce serait une fête bien plus chaude en nous, bien plus intense dans le moment qui est.

Demain n’existe pas, l’année qui vient n’est que le jour qui vient.

Et tant que l’hiver n’aura pas revêtu sa parure de silence, profitons de l’instant comme un printemps renouvelé car ma photo est en couleur dans la beauté d’un hiver.

Je vous souhaite de la tendresse, de l’empathie, de l’amour dans chaque sourire donné, dans chaque sourire reçu.

Dans chaque soleil ou chaque étoile qui fait rêver, dans l’onde ou l’océan, sur les cimes ou les plaines, dans la forêt ou dans une foule, près de ceux qui vous tiennent la main, prenez soin de vous et de ceux qui vous aiment.

Tous mes vœux vous accompagnent.

 

 

 

je déménage.

Absolument.

La folie me guette.

Tant et tant à prévoir, à modifier, à dénouer, à signer, à poster…

En effet je déménage, l’esprit est occupé, squatté, détraqué.

Un peu de tristesse, un peu de désarroi, un peu de nostalgie, on mélange et dans le shaker ça bulle de la poudre d’escampette.

Je voudrais être ailleurs et ne le peux point.

La maison des enfants, là où ils ont grandi…

Un coup de vieux sur les cheveux.

Une nouvelle étape, la dernière qui se dessine. Ma petite fille sur mes genoux ailleurs, plus jamais noël dans la maison.

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Il faut tourner la page, la page des jours-enfants, des courses folles entre travail, ménage, activités des garçons, la page des travaux quand je me suis réinstallée, la page de ma petite cuisine roulotte où je ne ferai plus jamais de gâteaux.

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tourner la page des balades au départ de mon portail, tourner la page des pelles à neiges, du patinage pour grimper la rampe de ma rue,

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tourner la page du lac à dix minutes à pied où j’allais l’été dès huit heures du matin faire ma petite heure de natation. Ce bonheur-là, je le retrouverai mais il faudra conduire plutôt que marcher, ou sortir le vélo si j’en ai encore le courage.

Ce bonheur du matin, lac étal, soleil au levant éblouissant, au milieu du lac le corps au repos à regarder le ciel et les sommets si verts.

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Partir, pas si loin, mais laisser derrière cette mansarde des jours guitares.

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Rester un peu dans mon salon, une dernière fois.

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Bye, bye, c’était le dernier coup de blues, car une nouvelle page s’ouvre et elle sera, après tout ce chamboulement, tranquille et détachée de tout ce charivari du passé.

Seul compte le jour qui se lève.

émotivement vôtre.

J’ai déjà évoqué ici la communication non violente.

Bientôt je vais aller à une rencontre à Lyon avec Isabelle Pandovani.

http://www.communification.eu

Hier, Françoise Keller, dont je recommande le livre qui m’est d’un grand secours, a répondu à une personne qui se trouvait lamentable avec sa colère et ses jugements.

Je vous donne sa réponse que je trouve remarquable et touchante.

« ODE À NOS EMOTIONS

ACUEILLIR NOS ÉMOTIONS COMME MESSAGÈRES DE NOS SOIFS DE VIVRE

« Je ne suis pas une émotion « négative »,
je suis ton émotion du moment.
Je suis cette vague qui parcourt ton corps, te serre et t’étreint.
Je suis ton émotion.
Je suis là car j’ai un message pour toi.
Ne m’écoute pas pour que je disparaisse, pour que je change.
Ecoute-moi tout simplement.
Quand tu m’écoutes n’attends pas que je change.
Ecoute-moi tout doucement.
Je suis ton émotion.
Il se peut que ça fasse mal, que ça brûle, que ça serre.
Mais ce qui compte vraiment, ce que j’aimerais que tu entendes,
c’est que j’ai un cadeau pour toi.
Je suis à la mesure de ta soif de vivre, de tes aspirations,
du monde dans lequel tu aspires à vivre.
Je suis à la mesure de l’intensité de ton rêve.
Je suis comme la mer quand elle reflète le ciel ou quand elle reflète ton visage.
Ecoute-moi ou plutôt à travers moi écoute le cadeau que tu es d’avoir soif,
d’être habité par ce torrent de vie qui veut jaillir à travers toi.
Ecoute-toi et écoute ce que tu aspires à vivre à partir de maintenant.
Et je me calmerai tout simplement quand tu auras rencontré
ce qui est beau, vivant et vibrant en toi.Car je ne demeure jamais la même, je bouge, je change, j’évolue.
Signé : Ton émotion du moment…

Texte de Françoise Keller Formatrice certifiée du Centre pour la Communication NonViolente http://www.concertience.fr/ »

 

 

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