L’hiver en sa beauté.

La nature se pare de nos sensations et nos sentiments.

Il fait grand froid dans la forêt.

Les doigts gantés se crispent dans les poches où gît mon téléphone.

Une photo?

Non, j’ai la gelure si je quitte mes gants.

Une photo. Allez!

Partage la beauté.

Les arbres sont couverts de givre. Ils doivent souffrir eux aussi de ces températures hivernales, pourtant je m’émerveille de la beauté qu’ils dégagent dans leurs habits blancs.

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Tout autour, le silence.

Ce silence particulier des forêts quand chaque bête est terrée. Aucune branche ne craque, aucun oiseau -pas même le geai si criard- n’ose briser la lumière cristalline.

Et je reste dans cet émerveillement. Immobile malgré la froidure qui me prend toute, immobile comme l’arbre qui sous l’apparat d’hiver prépare déjà, dans ce repos indispensable, le printemps prochain.

Gaïa inquiète revient vers moi. Et dans ce sourire du matin, j’ose enfin saisir l’appareil et quitter les gants.

En Auvergne, les feuillus sont nombreux, hêtres et chênes surtout.

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Dialogue avec eux, enlacés-embranchés, majestueux au milieu d’un champ… d’un chant de silence.

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12 réflexions au sujet de « L’hiver en sa beauté. »

  1. almanito

    C’est gentil, (héroïque, même!) de risquer la gelure pour partager avec nous ce paysage et ton émerveillement. GaÏa devait te sentir bien loin, partie dans tes rêves…
    Comme c’est bon cette pureté et surtout ce silence, loin de l’agitation humaine. Tes photos sont très belles et ton texte écrit comme un poème.

    Aimé par 1 personne

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    1. polly Auteur de l’article

      haha! héroïque, tu l’as dit, Gaïa se promène MATIN et APRÈS-MIDI… c’est son rythme. J’arrive d’une balade de 2 heures et je suis trempée, car la neige a laissé la place à la pluie. Quel que soit la météo, on ne déçoit pas ma fille!

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    1. polly Auteur de l’article

      Il suffit de savoir regarder et s’imprégner de la beauté de la nature. En ville c’est moins évident. Ici, j’ai de la chance. Beaucoup.
      Bisous.

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    1. polly Auteur de l’article

      Le givre est un artiste fantastique, évidemment le froid qui l’accompagne n’est guère agréable, mais quand il est sec et sans vent, je l’apprécie.

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